Samedi nous sommes allés faire le Déjavu avec Fabien.
Au départ, nous sommes passés par les deux premières longueurs de Goutte à goutte. Une traversée facile à droite (vire) permet alors
de rejoindre le départ de la voie.
L’ensemble est très joli. Il y a quand même une fissure typique en renfougne dans la troisième longueur au dessus de la vire que l’on
remonte en étant coincé dedans.
Pour le
matériel, il faut prévoir un jeu de friends : camalots 0,3 à 3 et des sangles pour le tirage. Il y a 3 spits dans la première longueur, puis on trouve des lunules et quelques pitons.

Fabien dans la première longueur de "Goutte à goutte".
Ci dessus, la sixième longueur et ci dessous, la quatrième.


Au départ du R5, la voie passe des plaques rouges bien franches.
L'enneigement conséquent de cette année offre de belles possibilités de ski même tard en saison.
Ainsi sur le week-end prolongé du 10 au 12 mai, nous avons réalisé le Tour de la Meije avec Pierrette, Bruno et Dominique.
Nous avons choisi de partir de la Grave avec le téléphérique réalisant ainsi une variante très classique qui limite les montées et privilégient les descentes.
Après la descente du col de la Lauze, il faut remonter à la brêche du Râteau.
La Meije domine le vallon des Etançons. Le refuge du Promontoire est situé au départ de l'arête au centre de la photo.
La brêche de la Meije permet de basculer en versant nord et de gagner par la Serret du Savon le refuge de l'Aigle.
Contraste saissisant entre les glaciers et en arrière plan les gazons enoleillés du Chazelet.
La Meije orientale en superbes conditions est une course facile qui domine le refuge.
Le "Doigt de Dieu", dernier sommet de la traversée de la Meije.
Le dernier jour, la descente par le glacier de l'Homme constitue une superbe descente de 1700 m de dénivelée.
Avec Marine nous avons grimpé hier à la Paroi Dérobée pour parcourir la voie
Parfum d'Espagne. C'est un
itinéraire en terrain d'aventure ouvert à l'automne 2007 par Stéphane Benoist et Jean Gounand.
Avant notre passage, cette voie a été répétée au moins une fois depuis l'ouverture. L'escalade est raide et serpente aux milieux des toits et des dalles compactes. Globalement elle suit les lignes
de faiblesses pour grimper dans un niveau de 6a+/6c.
Grâce à un gros effort de nettoyage par les ouvreurs, l'escalade se déroule sur du rocher assez sain. Ceci dit c'est du terrain d'aventure et ça n'a rien à voir avec "Saga" ou
"Dissipation" à la Paroi d'Aiglun.
De nombreuses longueurs sont belles et fort raides. Nous avons hissé un sac.
Pour l'approche nous avons mis 1h30 et pour l'escalade en elle-même, 9h.
Le topo est très clair, je rajouterai juste que:
- depuis R3, traverser à doite sur 3 ou 4 mètres maximum pour monter dans du rocher rouge.
- à droite du piton dans L9, il y a 2 grosses écailles franches qu'on est tenté de saisir en inversé, elles sont à mon avis instables.
Ci-dessous, quelques photos avec le tracé puis une photo dans L4, L5, L6, L7.
Avec Marine, Vincent, Laurent et Patrick, nous avons combiné samedi 3 mai un petit parcours de ski-alpinisme au départ de la Madone des Fenestres.
Nous avons d'abord remonté la Diagonale du Ponset, pour atteindre le sommet du même nom vers 10h du matin. La descente s'effectue en ce moment depuis le sommet sur une bonne neige
transformée.
Puis en bas de cette descente, nous avons poursuivi et remonté le couloir N du Néglier.
Là aussi, la descente s'effectue depuis le débouché du couloir SW, bien garni en ce moment.
Nous avons descendu la vallon de Prals jusq'en bas, mais il aurait mieux valu basculer à la baisse des Cinq Lacs pour profiter de pentes plus intéressantes.
La Diagonale vue depuis la route de la Madone.
Dans la Diagonale du Ponset, quelques courts passages plus raides nécessitent une assurance.
Une neige bien dure et un bon cramponnage garantissent une progression commode.
La voie normale du Ponset se déroule sur son versant SE, à la descente quel régal!
L'arrivée au sommet du Néglier suit une jolie arête de neige à cheval entre Gordolasque et Madone des Fenestres.
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